Le départ d'un Enfant

 

C’est sur un doux matin de septembre entamé

Que la nouvelle vint et fit saigner mon cœur

La jeune demoiselle au sourire enjoué

Venait de s’en aller rejoindre son seigneur

 

Depuis quelques années, deux fois dans la semaine

Je m’en allais la voir mon métier exerçant

La gentillesse était la clef de son domaine

Sa joie et sa folie, ses rires envoûtants

Son visage innocent et son regard amène

Avaient frappés mon cœur endurci par le temps

 

C’est sur un doux matin de septembre entamé

Que la nouvelle vint et fit saigner mon cœur

La jeune demoiselle au sourire enjoué

Venait de s’en aller rejoindre son seigneur

 

Elle savait le crabe qui la rongeait au sang

Reconnaissait le risque à sa vie incertaine

Et elle se battait avec son cœur d’enfant

Chantant pour chaque instant, sa vie est une aubaine

Dansant avec l’oiseau tous les jours chaque instant

Puis riant aux éclats en une envie soudaine

 

C’est sur un doux matin de septembre entamé

Que la nouvelle vint et fit saigner mon cœur

La jeune demoiselle au sourire enjoué

Venait de s’en aller rejoindre son seigneur

 

Le sourire des parents cachait souvent leur peine

Au regard de la fille qu’ils aimaient tendrement

Souvent par la prière, que le père trouvait vaine

La petite à genou, me contait sa maman,

Envoyée dans le ciel un cri d’amour sans haine

Pour que lui soit gardé la place d’un enfant

 

C’est sur un doux matin de septembre entamé

Que la nouvelle vint et fit saigner mon cœur

La jeune demoiselle au sourire enjoué

Venait de s’en aller rejoindre son seigneur

 

Elle est parti matin sans un cri sans un pleur

Mais laissant un vide qu’on ne saurait combler

Alors si tu es, toi qu’elle nomme seigneur

Amène là à toi, prend la à ton coté