Le faux ami



Lorsque j’ai eu seize ans, tu es venu me voir

Te prétendant l’ami de mes fêtes du soir

Je te prenais souvent et pensais te connaître

Mais petit à petit tu agissais en traître

Tu entrais dans ma tête en distillant venin

M’empêchant de chanter jusqu’au petit matin

Tu m’as fait par ta faute arroser de mépris

Des gens qui auraient pu devenir mes amis


Je t’ai gardé dix ans car encore je croyais

Que tu étais pour moi l’ami de mes soirées

J’ai poussé pour t’avoir les portes de confiance

Te trouvant en cachette allure de jouvence

Alors que pour le jour, je ne te voulais pas

Préférant leurs montrer fausse image de moi

Tu as été patient car tu savais, poison

Que je te trouverais rentrant à la maison


Pourtant tu as perdu car un jour en rentrant

Je ne t’ai plus voulu, j’étais trop dépendant

Je me suis rendu compte au plus profond de moi

Que tu me détruisais, simplement, pas à pas.

Et même si ce jour, je te consomme encore

Ce n’est qu’un petit verre qui sert de décor

Une fois la semaine sans jamais abuser

C’est la le maximum que je veux te donner


Je t’ai vaincu alcool et j’en suis assez fier

Sans jamais me cacher maintenant je peux faire

Les fêtes que je veux en abusant de toi

Je sais que maintenant jamais tu ne m’auras

J’approche quarante ans et quatorze ans passés

Que je t’ai terrassé par ma vraie volonté

Tu n’es donc pas si fort que tu voudrais paraître

Tu n’es qu’un faux ami, un poison et un traître


Et si j’ai réussi à le rendre perdant

Alors que chaque jour j’en étais titubant

Sachez vous qui lisez qu’un peu de volonté

Contre cet ennemi qui détruit la santé

Est bien le seul moyen de s’en débarrasser

Quand il est de vos corps un vieil habitué

Il est bien plus heureux d’abuser de son charme

Une fois par semaine même en versant sa larme

Que de vider bouteille a chaque jour qui va

Laissant cet ennemi vous mener au trépas