La Solitude



La solitude, ça n’existe pas dit on

Alors de temps en temps je m’en pose question


Elle est dans son fauteuil, vieux visage ridée

Se disant qu’alentour, ils ont du l’oublier

Elle se laisse mourir, ne pouvant se lever

Pour aller se nourrir ou simplement parler

Elle s’éteint doucement, loin de toute clarté

Et ce n’est pas demain que l’on va s’inquiéter

Il passera le temps et au bout d’une année

Alors par accident elle sera retrouvée

Les bonnes gens diront, avec l’air étonné

« Nous ne la voyions plus, mais nous avons pensé 

que loin dans sa famille elle était hébergée »

Et les regrets alors semblant de vérité


La solitude, ça n’existe pas dit on

Alors de temps en temps je m’en pose question


Ils n’ont que l’air du soir en lampe de chevet

Et l’enfant qui a faim contre sa mèr’ lové

Ne comprend pas pourquoi tant d’yeux dans la journée

Devant son désespoir se sont tous détournés

Pour regarder ailleurs choses sans intérêts

Egratignant des mots sa mère abandonnée

La traitant de faignante alors que la damnée

Dans son cœur est vaillante et voudrait retrouver

Sans façon ni manière un job rémunéré

Lui permettant alors depouvoir rassasier

Son enfant qui a faim et qui ne peux crier

Les portes sont fermées pour les déshérités


La solitude existe et quoi que l’on en pense

Son vrai nom je le livre, c’est l’indifférence