Troublante

 

Tous les soirs que je vis mon esprit vagabonde

Il va au gré des vents et pourtant chaque fois

Il retrouve au devant une impasse profonde

S'y engage toujours comme un acte de foi



Y arrivant en bout, se trouve une placette

Il m'y invite alors me montrant le trottoir

Je me laisse conduire un peu à l'aveuglette

Et lorsque je m'y pose, il m'invite à vous voir



Je me tiens ainsi là, le trouble m'envahit

Car votre ombre est présente, aux courbes dessinées

Votre pas est dansant dans ce flou si joli

Je me prends à penser qu'il m'est bien destiné



Le rideau qui s'écarte et c'est votre visage

Souriant à la lune, souriant aux étoiles

Vous ne me voyez pas au coin de mon ancrage

Mais mon cœur en artiste peint enfin sa toile



Je voudrais simplement traverser cette rue

A droite du garage votre seuil franchir

Monter les escaliers menant à votre vue

Et de votre sourire pouvoir me rafraîchir



Mais je ne reste lascif et je ne bouge pas

Vous m'êtes si troublante et mon cœur se replie

La peur de vous déplaire paralyse mon pas

Je ne peux vous vivre qu'au rêve de l'esprit